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JO D’HIVER : HUBS PERMANENTS OU SORTIE DE PISTE ECONOMIQUE ?


Depuis 1924, les JO d’hiver captivent : 3 000 athlètes, diffusion dans 200 pays, audiences cumulées en milliards comme à Pékin 2022. Les candidatures ont doublé depuis 2014, boostant le soft power des hôtes de +1,7 place en moyenne, Milan-Cortina 2026 en témoigne avec 93 délégations attendues. Pourtant, 35% des pays renoncent depuis 2022 – Suisse, Autriche, Japon, Espagne – sous pression économique, environnementale ou politique locale, signe d’un modèle fissuré.​

DEFICITS ET SPONSORING : LE REVERS DE LA MEDAILLE

Coûts de construction à 5,3 milliards de dollars en moyenne (52,5% ex nihilo), sponsoring à 43% des revenus : le bilan penche rouge vif. Sotchi illustre l’excès avec 12 milliards investis en infrastructures, tandis que le sponsoring national pèse 75% des rentrées. Pour les décideurs sportifs, cette dépendance aux partenaires privés – 29,6 millions de dollars par sponsor en moyenne – questionne la viabilité sans diversification des revenus.​

CLIMAT : 77% DES EPREUVES EN PERIL

Avec 77% des épreuves en plein air et 100% de neige artificielle à Pékin (équivalent de 10 piscines par piste), les émissions explosent – 714 kt CO₂ en 2022. Seuls 30 sites subsisteront en 2080, poussant vers l’indoor comme Neom (25°C moyen). Jean-Marc Liduena, DG de Circle Strategy, alerte : « Seule une transformation ambitieuse permettra d’assurer leur pérennité tout en répondant aux impératifs de responsabilité. »​

HUBS PERMANENTS : LA PISTE RENTABLE

Cinq hubs viables – Alpes françaises, suisses, Rocheuses canadiennes/américaines, Japon – en rotation tous les 20 ans : investissement initial de 13 milliards, puis profits moyens de 2,2 milliards par édition, -72% de coûts de construction, CO₂ divisé par deux sous les 500 kt du CIO. Rentabilité dès le premier cycle, ce scénario probabiliste sur 25 éditions hybride legacy durable et cash-flow stable, idéal pour sponsors et territoires hôtes récurrents. Les Alpes françaises, candidate 2030, émergent comme atout stratégique pour le sport business hexagonal.

Alain Jouve



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