Le pays hôte s’est engagé dans ce projet avec une ambition qui dépasse le cadre sportif. Le président du Comité d’organisation (COJOJ), Mamadou Diagna Ndiaye, a souligné l’importance de la mobilisation populaire lors de la conférence de presse du 29 octobre à Dakar.
Le Sénégal sera représenté par 136 athlètes engagés dans 23 disciplines, ce qui en fait la première délégation de ces Jeux.
Le programme sportif
Dakar 2026 est la première édition des JOJ à bénéficier de la nouvelle approche du CIO pour le programme sportif. Le format comprend 25 sports de compétition, limités chacun à une seule discipline, et 10 sports d’engagement.
Les 25 sports en compétition : athlétisme, aviron (aviron de mer), badminton, baseball (baseball5), basketball (3×3), boxe, breaking, cyclisme (sur route), escrime, football (futsal), gymnastique (artistique), handball (beach handball), judo, lutte (lutte de plage), rugby (à sept), skateboard (street), natation, sports équestres (saut d’obstacles), taekwondo, tennis de table, tir à l’arc, triathlon, voile, volleyball (de plage) et wushu.
Les 10 sports d’engagement, à découvrir sur les sites : canoë-kayak, escalade, golf, haltérophilie, hockey, karaté, pentathlon moderne, surf, tennis et tir.
Trois disciplines font leur entrée aux Jeux Olympiques de la Jeunesse : le wushu, le baseball5 et le skateboard. L’équipe olympique des réfugiés participe également pour la première fois à ces Jeux, avec des athlètes basés en Afrique.
Les sites de compétition
Huit sites répartis dans trois villes accueillent les épreuves :
- Dakar : le complexe de la Tour de l’Œuf (3×3 basketball, baseball5, breaking, natation, skateboard), le stade Iba Mar Diop (athlétisme, boxe, futsal, rugby à sept) et la Corniche Ouest (sports d’engagement, départ et arrivée du cyclisme sur route).
- Diamniadio, à environ 30 km à l’est de Dakar : le stade Abdoulaye Wade (cérémonies d’ouverture et de clôture, tir à l’arc), la Dakar Arena (badminton, phases finales du futsal), le centre d’exposition de Dakar (gymnastique artistique, escrime, judo, taekwondo, tennis de table, wushu taolu) et le centre équestre. Le village olympique de la jeunesse y est installé, sur un campus universitaire.
- Saly, à environ 80 km au sud de la capitale : le site de Saly Beach West (beach handball, beach volleyball, lutte de plage, aviron côtier, voile, triathlon).
La construction a été minimisée : le CIO indique que les organisateurs ont privilégié les sites existants, avec des rénovations seulement là où c’était nécessaire. Le site de Saly Beach West est temporaire.
Les chiffres clés
- 2 655 athlètes de 205 délégations, âgés de 14 à 17 ans, engagés dans les épreuves.
- 153 épreuves au total, avec une parité parfaite : 73 épreuves masculines, 73 féminines et 7 mixtes.
- 6 000 volontaires recrutés via le programme Jambaar26, qui a reçu environ 23 000 candidatures.
- 25 000 accréditations prévues.
- Plus de 960 000 billets mis en vente, dont 300 000 réservés aux jeunes, aux scolaires, aux clubs et aux associations.
- Un million de spectateurs attendus.
- 151 cérémonies de remise de médailles.
Dakar 2026 est la première édition des JOJ à atteindre une parité complète entre les sexes, tant sur le quota global d’athlètes que dans chaque sport, discipline et épreuve.
Une chance pour le sport africain
La presse internationale a souligné l’importance de cette première. La cérémonie d’ouverture, suivie par plus de 30 000 spectateurs au stade Abdoulaye Wade, a été unanimement saluée pour sa mise en scène mêlant cultures sénégalaise et africaine. Khady Niang, directrice des cérémonies du COJOJ, a voulu que le spectacle permette à l’Afrique de « dire au monde qui nous sommes, d’où nous venons et où nous voulons aller ».
On s’en doute, l’enjeu dépasse le sport… Il s’agit de montrer qu’un événement olympique peut se tenir sur le continent avec des moyens maîtrisés, en s’appuyant sur l’existant. La réussite de Dakar 2026 servira de référence pour les futures candidatures africaines.
AJ
Pour en savoir plus :
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